Mise en œuvre d'une situation de transfert
Nous employons ici le mot transfert dans un sens simple (certains pourraient le juger simpliste). Il s'agit ici de considérer le transfert comme la capacité à réutiliser dans un autre contexte ce qui a été découvert dans un premier environnement. Une situation de transfert organise donc pour l'élève cette possibilité de réemploi, de décontextualisation et de contextualisation des savoirs.

Dans un second temps il faut bien avoir à l'esprit les propos de Perrenoud (en ligne) :

Le transfert ne constitue pas seulement la phase terminale de l’apprentissage, mais il est présent tout au long de l’apprentissage. Pour apprendre, se former, il convient de transférer en permanence. Toute activité intellectuelle est capacité à rapprocher deux contextes afin d’en apprécier les similitudes et les différences. Les raisonnements inductif, déductif et analogique, la disposition à construire une habileté, à relier cette habileté à d’autres habiletés, la possibilité de trouver du sens dans une situation, proviennent de la capacité à transférer. Il y a du transfert au cours d’un apprentissage depuis l’expression des représentations des élèves jusqu’à la réutilisation dans un autre contexte d’une habileté acquise. Le transfert n’est pas terminal, il est permanent. Conséquence, entre autres : le souci de faire exister des activités métacognitives ne devrait pas être présent seulement à la fin d’un apprentissage, mais tout au long de ce dernier (in Meirieu et. al., 1996, p. 20).